Grants and Contributions:
Grant or Award spanning more than one fiscal year. (2017-2018 to 2022-2023)
L’émergence des réseaux sociaux, l’intelligence ambiante, le Web ou l’intelligence économique ont profondément remodelé notre rapport aux sciences de l’information où la fouille de données est devenue le sujet bouillonnant de nombreuses recherches. Actuellement, le domaine de la fouille de données est confronté à deux problèmes majeurs et récurrents: la décentralisation des données et leur volume sans cesse croissant. Pour s'adapter à une telle évolution, il faut modifier la manière centralisée de fouiller les données, particulièrement dans le cas qui nous concerne, la reconnaissance du comportement humain à travers l’analyse de ses données historiques au sein d'un habitat intelligent qui constitue justement un entrepôt de données massives. Le projet de recherche proposé aura des impacts sur les dimensions théoriques et pratiques. Du point de vue théorique, il permettra l’avancement des connaissances dans le domaine de la fouille de données massives en permettant la transition vers un mode de pensée distribuée et fine. Il s’agit de décentraliser la fouille –intelligence- au niveau des capteurs de l’habitat pour éviter la centralisation, réduire l’échange de données, minimiser les problèmes liés à la bande passante et la sécurité des données, tout en prenant en compte les contraintes liées aux ressources limitées en termes de mémoire, de capacité de calcul et d’alimentation énergétique (batterie) du capteur. C’est une décentralisation de la fouille de données dans «l’infiniment petit» en équipant chaque objet quotidien de l’habitat par une sorte de nano-ordinateur. Par contre, cela rend extrêmement difficile la reconnaissance d’activités, c'est tout un défi à relever ! C’est un projet très novateur car aucune des approches de fouille de données n'exploite ce type d’analyse qui permet d'intégrer des capteurs apprenants. C’est dans cette perspective que s’inscrit ce projet de recherche, caractérisé par la problématique actuelle de l’explosion en masse de données qu’on appelle communément le «big data», qui est dû principalement aux capacités de mobilité et d’intégration des systèmes numériques dans le milieu physique au point de s’y confondre. Du point de vue pratique, les algorithmes développés seront réutilisés dans d’autres applications comme par exemple, les villes intelligentes, outre que l’habitat pour l’assistance cognitive. La société canadienne, tout comme l’ensemble des pays occidentaux, sont aux portes d’une crise démographique sans précédent liée au vieillissement accéléré de sa population. La capacité de réaliser ses activités de la vie quotidienne constitue la clé du maintien à domicile et, c’est ainsi que le domaine des habitats intelligents et les travaux de recherche qui s’y rattachent sont d’une importance capitale.