Grants and Contributions:
Grant or Award spanning more than one fiscal year (2017-2018 to 2020-2021).
On sait que 90 % des noisettes vendues au Canada proviennent de l'importation1, soit un investissement de 186 M$ pour l'importation de noisettes en 20152. Actuellement, peu de vergers produisent commercialement au Québec4, alors que plusieurs cultivars développés dans les dernières décennies produisent des noix de qualité comparable aux aveliniers européens et présentent une rusticité permettant d'obtenir de bons rendements4 dans le sud de la province. En mars 2017, plus de 115 producteurs de la région du Bas-Saint-Laurent(BSL) souhaitent s'investir dans cette culture. L'entreprise Les Saveurs du Bas-Saint-Laurent a pour cibles d'assurer l'implantation de centaines d'hectares de vergers (~entre 750 000 $ et 1,25 M$ de retombées par an), de permettre la production d'une masse critique de noisettes et la commercialisation d'un produit distinctif pour la région. Ces développements sont toutefois freinés par le manque de validation scientifique et l'accès difficile au transfert de technologies. La pertinence de l'actuel projet de recherche se justifie par le besoin de 1) identifier les cultivars de noisetiers hybrides les plus performants pour l'établissement d'une industrie de la noisette au BSL (domaines bioclimatiques 3 et 4); 2) vérifier l'effet de la géomorphologie du territoire, et des conditions climatiques associées, sur la performance des cultivars; 3) comparer le succès d'implantation de plants de noisetiers issus de différentes techniques de production (marcotte, semis, greffe, etc.); 4) vérifier le potentiel de mycorhization des cultivars avec une espèce de truffe indigène (Tuber canaliculatum); 5) concevoir un Guide des bonnes pratiques d'implantation du noisetier au BSL et 6) étudier le potentiel de développement du marché de la noisette. Grâce aux résultats, l'entreprise Les Saveurs du Bas-Saint-Laurent croit être en mesure d'augmenter son chiffre d'affaires de 15 % d'ici 5 ans. L'entreprise contribuera à l'augmentation des retombées économiques, au renforcement socio-économique des communautés rurales, à la valorisation des terres à l'abandon et à l'émergence d'une industrie de la noisette soutenue politiquement par l'ensemble des MRC de la région.